Notre action en faveur des détenus

16 octobre 2015
Notre action en faveur des détenus

Nos objectifs

Chaque jour, des personnes sont placées en détention et exposées à des dangers. Elles peuvent perdre tout contact avec leur famille ou être soumises à des conditions de vie inhumaines, y compris au manque de nourriture, d’eau et de soins médicaux. Le CICR a pour objectif d’assurer des conditions de détention et un traitement humains à toutes les personnes privées de liberté, quelles que soient les raisons ayant motivé leur interpellation et leur placement en détention. Nous nous employons également à atténuer la souffrance de leur famille, notamment en rétablissant la communication entres les détenus et leurs proches.

Nous nous attachons à :

  • prévenir les actes de torture et autres formes de mauvais traitements ;
  • prévenir les disparitions et élucider le sort des personnes disparues ;
  • améliorer les conditions de détention (par exemple pour ce qui est de la nourriture, de l’eau et des services de santé) ;
  • rétablir et maintenir les contacts avec la famille ;
  • assurer le respect des garanties judiciaires.

Dans certains cas, le CICR apporte aussi son soutien à d’anciens détenus, en facilitant leur retour dans la société.

Nous venons en aide aux détenus depuis 1870, en particulier aux  personnes privées de liberté dans le cadre d’un conflit armé et d’autres situations de violence. De plus, chaque fois que nous le pouvons, nous rendons visite aux personnes détenues pour d’autres raisons, qu’il s’agisse de détention pénale ou administrative, si cela peut permettre d’améliorer leur traitement et leurs conditions de détention. Nos activités comprennent des visites aux détenus relevant de la compétence des cours et tribunaux internationaux, aux prisonniers de droit commun et aux migrants.

Notre approche

Nos activités menées par le CICR en faveur des détenus se fondent sur une évaluation complète de la situation, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur des lieux de détention. Elles sont facilitées par un dialogue constructif avec les autorités pénitentiaires et par les visites aux détenus.

Pour pouvoir effectuer des visites aux détenus, le CICR doit :

  • avoir accès à l’ensemble des détenus relevant de son champ d’intérêt ;
  • avoir accès à l’ensemble des locaux et installations utilisés par et pour les détenus ;
  • être autorisé à renouveler ses visites ;
  • avoir la possibilité de s’entretenir librement et en privé avec les détenus de son choix ;
  • avoir l’assurance que les autorités fourniront au CICR une liste de l’ensemble des détenus relevant de son champ d’intérêt ou être autorisé à compiler une telle liste lui-même.

L'analyse des informations ainsi recueillies permet au CICR de détecter les principaux risques auxquels les détenus sont exposés et de repérer l'existence d'autres facteurs qui ont une incidence sur leur situation, notamment les difficultés rencontrées par les autorités pénitentiaires pour faire face aux problèmes humanitaires.

Notre action

Le CICR coopère avec les autorités pénitentiaires et leur demande de prendre les mesures nécessaires pour assurer des conditions de détention et un traitement humains. Nous maintenons donc un dialogue confidentiel avec les autorités sur nos constatations, les normes nationales et internationales pertinentes, ainsi que sur les actions et ressources indispensables pour améliorer la situation des personnes détenues.

Sur la base de notre évaluation et de notre analyse de chaque situation, le CICR élabore une stratégie spécifique afin de répondre au mieux aux besoins des détenus. Cette stratégie peut englober les activités du CICR en relation avec des détenus, installations ou organismes et cadres réglementaires, en plus des activités matérielles ou techniques visant à répondre aux besoins humanitaires. Au fur et à mesure de l’avancement des travaux, nous suivons et modifions notre stratégie pour nous assurer que nos activités ont un impact tangible sur la situation des détenus.

Voir notre dépliant : Faire respecter la vie et la dignité des personnes privées de liberté