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Zimbabwe : un nouveau programme de santé reflète la mission humanitaire régionale

15-09-2006 Éclairage

La délégation régionale du CICR à Harare couvre six pays d’Afrique australe avec, pour objectif premier, la promotion du droit international humanitaire. Mais au milieu de l’année 2006, vu les difficultés économiques et humanitaires permanentes que connaît le Zimbabwe même, elle a lancé un programme de soins de santé dans trois provinces.

Le CICR a établi un programme visant à assister 16 structures de santé dans les communautés les plus isolées des provinces du Manicaland, du Masvingo et du Matebeleland, en garantissant l’approvisionnement en eau potable et l’élimination des déchets, ainsi que la distribution de médicaments essentiels.

Une enquête, menée dans les trois provinces et achevée en juin, a révélé que l’approvisionnement en eau des infrastructures de santé était irrégulier du fait de la dégradation de l’équipement et du manque d’électricité pour faire fonctionner les pompes à eau. La gestion des déchets constitue également un problème, la plupart des cliniques ne disposant pas de fosses couvertes et d’autres n’ayant pas d’incinérateur pour brûler les ordures.

Pour résoudre ces problèmes, le programme du CICR effectuera des forages et installera des pompes simples nécessitant peu d’entretien afin d’approvisionner en eau potable les centres de santé.

Il améliorera l’évacuation des déchets en creusant au moins une fosse couverte dans chaque infrastructure et en équipant les cliniques d’incinérateurs. Il fournira par ailleurs aux communautés les matériaux et les conseils nécessaires pour que les latrines des centres fonctionnent.

 
   
       
    ©CICR      
   
    Des enfants sont vaccinés dans un centre de santé soutenu par le CICR.      
         

  Manque de médicaments  

Le CICR fournira également aux infrastructures sanitaires des médicaments et d’autres articles dont l’enquête a révélé le besoin.

Alors qu’il était un des meilleurs du continent, le système de santé du Zimbabwe s’effondre du fait des problèmes financiers auxquels l’État est confronté et de la dégradation des systèmes de communication. Le CICR assiste 16 infrastructures sanitaires dans des zones rurales reculées particulièrement affectées par les malheurs qui frappent le pays. Il prévoit d’élargir progressivement son assistance à 32 centres d’ici 2007.

Vu l’ampleur des problèmes, ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan, mais le CICR vise les zones les plus démunies afin de s’assurer que ses actions ont un effet significatif. Il équipe les centres de tout le matériel et de tous les médicaments dont ils ont besoin pour être opérationnels. La liste des articles est longue et comprend des vaccins contre le tétanos, la rougeole, la coqueluche, la tuberculose, la polio, la diphtérie et l’hépatite pour les bébés et les femmes enceintes, des stéthoscopes, des équipements chirurgicaux de base, du matériel de stérilisation, du désinfectant, des tensiomètres, des seringues, des plâtres, etc.

Le CICR répare par ailleurs des systèmes d’assainissement, construit ou répare des latrines et fournit du matériel et des produits de nettoyage. Il soutient les systèmes d’information sanitaire en redynamisant les systèmes de communication : transmission d’informations, de rapports et de statistiques sur des régions reculées au ministère de la Santé, pour le tenir informé de l’état des systèmes de santé et établir des statistiques plus fiables.

Cette nouvelle opération fait suite à l’assistance fournie aux hôpitaux ces dernières années pour contribuer à compenser les problèmes croissants du secteur de la santé. Pendant cette période, le CICR a également distribué des secours essentiels aux personnes touchées par la violence interne.

D’une manière générale, dans la région, le CICR se concentre sur diverses activités, dont les visites aux détenus, la promotion de l’application du droit international humanitaire, le rétablissement des liens entre les personnes séparées par le conflit et le renforcement des capacités des Sociétés nationales de la Croix-Rouge.

En Namibie, le CICR visite 131 personnes détenues en relation avec les affrontements qui ont eu lieu dans la bande de Caprivi en 1999 et permet également à leurs familles de leur rendre visite ( voir articleen anglais) . Des visites aux d étenus sont également conduites au Botswana et en Zambie (respectivement cinq et six visites en 2005).

  Activités de recherches  

Le CICR poursuivra ses activités en Namibie malgré la fermeture de son bureau de Windhoek en avril 2006. Le travail sera dorénavant coordonné directement depuis Harare.

Lors de la fermeture du bureau, le CICR a transféré son programme de recherches à la Croix-Rouge de Namibie, formant et équipant un collaborateur local pour lui permettre d’accomplir cette tâche. Le CICR continuera de fournir un soutien technique le cas échéant.

 
   
       
    ©CICR      
   
    Le regroupement des familles dispersées par la guerre est une pierre angulaire des activités du CICR.      
         

La délégation régionale de Harare, en coopération avec la délégation du CICR à Bujumbura, a facilité le regroupement d’une famille rwandaise en mars 2006 à Harare. Là, une Rwandaise a retrouvé ses deux enfants, sa sœur cadette et un neveu, dont elle avait été séparée en septembre 2005 en Tanzanie.

     

Au cours du premier semestre de 2006, le CICR s’est efforcé d’aider les Sociétés nationales de la région à procurer des services de recherches à tous ceux qui en ont besoin. Des efforts sont particulièrement nécessaires pour étendre cette activité au Mozambique, à la Zambie et au Zimbabwe.

     
    Les messages Croix-Rouge      
   
 
Entre le 1er janvier et le 30 juin 2006, en coopération avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge de la région, le CICR a organisé l’échange de quelque 9 000 messages Croix-Rouge entre des civils dans les six pays couverts par la délégation. Les messages Croix-Rouge sont transmis entre les membres d’une famille séparés par un conflit armé ou des troubles internes. Ils contribuent à soulager la douleur d’une séparation familiale, permettant à une famille de renouer des liens quand il n’existe aucun autre moyen.            
 

Le CICR cherche à renforcer l’efficacité des Sociétés nationales par un soutien institutionnel, la formation et le financement de collaborateurs et de programmes, en particulier dans les domaines liés à la promotion du droit humanitaire, et la diffusion des principes et des activités de la Croix-Rouge.

  Activités de maintien de la paix  

Depuis que le CICR est actif dans les zones en conflit d’Afrique et soutient les initiatives visant à former des forces de maintien de la paix, il œuvre à l’intégration du droit humanitaire dans les institutions et les programmes chargés de ces activités.

En 2006, il a dispensé des cours sur le droit humanitaire au centre régional de formation en maintien de la paix de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) à Harare. Il a également été invité à participer à deux ateliers de l’Union africaine sur les programmes de soutien de la paix.

     

Les étudiants constituent un autre groupe cible important concerné par le droit humanitaire, et le CICR a donné des cours dans les facultés de droit et de politique à l’Université du Zimbabwe. Un cours plus spécifique – le DIH en Afrique – a été dispensé au Centre for Defence Studies de l’université. La plupart des étudiants du centre font partie des forces armées ou pourraient plus tard intégrer la fonction publique dans le département de l’armée ou des départements associés.

Au Zimbabwe, le CICR a été particulièrement actif dans la diffusion du droit humanitaire auprès des soldats. Au cours du premier semestre de 2006, il a participé à deux formations importantes organisées par le Staff College, qui réunit des officiers de toute la région de la SADC : le cours du commandement interarmes et celui des officiers subalternes.

En ces deux occasions, le CICR, étant donné son expérience dans le domaine, a été invité à superviser les modules sur le droit international humanitaire.

  Pour en savoir plus, contactez   la délégation régionale du CICR à Harare     Délégation régionale de Harare – cartes CICR