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Arménie : un nouvel accord pour élucider le sort des personnes portées disparues

03-10-2008 Communiqué de presse 08/182

Genève/Erevan (CICR) – Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Commission d'État sur les prisonniers de guerre, les otages et les personnes disparues ont signé un accord-cadre qui permettra de faire la lumière sur le sort des milliers de personnes disparues au cours du conflit du Haut-Karabakh.

Cet accord a été signé par Seyran Ohanyan, ministre de la Défense et président de la Commission d'État, et James Reynolds, chef de la délégation du CICR en Arménie.

L'Accord-cadre sur la collecte et la gestion centralisée de données ante mortem sur les personnes disparues en relation avec le conflit du Haut- Karabakh permettra de recueillir des données détaillées auprès des familles des personnes disparues. Ce travail sera effectué par des volontaires de la Croix-Rouge arménienne qui auront reçu une formation spéciale à cet effet. Les données ante mortem sont généralement des photos ainsi que des détails sur des caractéristiques physiques des personnes disparues, des effets personnels et les vêtements que ces personnes étaient susceptibles d'avoir portés au moment de leur disparition. Les renseignements obtenus seront transmis aux autorités pour les aider à procéder aux futures identifications de restes humains. Un accord similaire a été signé en avril 2008 avec la Commission d'État sur les prisonniers de guerre, les otages et les personnes disparues de la République d'Azerbaïdjan. Un autre accord du même type devrait être conclu bientôt avec la commission homologue dans le Haut-Karabakh.

« La signature de l'accord marque une étape importante, bien qu'il s'agisse d'un moyen et non d'une fin en soi, dit M. Reynolds. Plus de 4 000 familles n'ont pas encore de nouvelles au sujet de leurs proches disparus dans le cadre du conflit du Haut-Karabakh. Elles attendent des parties qu'elles fassent beaucoup plus pour les aider. »

Le CICR aide depuis longtemps les autorités da ns leurs efforts pour déterminer ce qu'il est advenu des personnes portées disparues au cours du conflit. Ces dernières années, il a fortement encouragé l'Arménie et l'Azerbaïdjan, ainsi que le Haut-Karabakh, à prendre des mesures pour recueillir plus d'informations sur les personnes dont on ignore toujours le sort ; il a également fourni un soutien aux familles. En outre, le CICR travaille avec les autorités arméniennes à l'élaboration d'un projet de législation protégeant les droits des personnes portées disparues et de leurs familles.

  Informations complémentaires :  

  Ashot Astabatsyan, CICR Erevan, tél. : +374 10 29 74 15  

  Florian Westphal. CICR Genève, tél. : +41 22 730 22 82