Alors que les hostilités se poursuivent à Falloudja et ailleurs, il semble que chaque jour qui passe soit marqué par un nouvel acte témoignant, une fois encore, d’un total mépris pour la norme la plus fondamentale de l’humanité : l’obligation de protéger la vie et la dignité humaines. Le monde entier a été choqué, cette semaine, par deux assassinats, celui d’un combattant blessé et, à nouveau, celui d’une personne retenue en otage, la responsable humanitaire Margaret Hassan. Comme tout conflit armé, celui qui se déroule en Irak est soumis à des règles qui doivent être respectées en tout temps.
Pour les parties engagées dans ce conflit, le respect du droit international humanitaire est une obligation, non pas une option parmi d’autres. Un principe absolu interdit de tuer les personnes qui ne participent pas activement aux hostilités, ou qui ont cessé de le faire. Il est également prohibé de torturer ces personnes ou de les soumettre à toute forme de traitement inhumain, humiliant ou dégradant. De plus, les parties au conflit doivent assurer des soins médicaux adéquats aux blessés - amis ou ennemis - sur le champ de bataille ou permettre qu’ils soient transférés ailleurs pour être soignés. Les belligérants doivent faire tout leur possible pour aider les civils pris au piège des combats à recevoir les secours essentiels à leur survie - nourriture, eau et soins de santé. La prise d’otages, qu’ils soient irakiens ou étrangers, est interdite en toutes circonstances. En cas de violation de ces règles, ou de toute autre règle applicable du droit international humanitaire, les personnes responsables doivent être tenues comptables de leurs actions.
Malheureusement, de récents événements ont montré, une fois encore, à quel point il est devenu difficile, pour les organisations humanitaires neutres, indépendantes et impartiales, d’apporter assistance et protection aux victimes du conflit en Irak. Le Comité international de la Croix-Rouge lance donc un nouvel appel demandant que tout soit mis en oeuvre pour permettre à ces organisations de venir en aide aux milliers d’Irakiens qui souffrent. »
Informations complémentaires :
Rana Sidani, CICR Genève, tél. +41 79 251 93 18
Florian Westphal, CICR Genève, tél. +41 22 730 29 30
Antonella Notari, CICR Genève, tél. +41 730 22 82